Un rayon de miel ne se lit pas comme un rayon de confiture. Derrière chaque pot, il y a une fleur, une région et une saison, et ces trois choses changent tout : la couleur, la texture, le goût, la vitesse à laquelle le miel cristallise. Voici comment s’y retrouver, avec ce que nous avons en boutique.

Ce qui sépare deux miels

Les abeilles butinent ce qui fleurit autour de la ruche. Posez la même ruche près d’un champ de lavande ou sur un versant d’euphorbe et vous obtenez deux miels qui n’ont rien à voir.

Le reste suit le nectar. Un miel riche en fructose reste liquide longtemps, un miel riche en glucose durcit vite. La cristallisation n’indique donc aucun défaut, seulement une composition. Les miels très clairs viennent en général de fleurs isolées, les miels sombres de plantes de garrigue ou de zones arides.

Côté nutrition, tous se ressemblent : autour de 320 kcal pour 100 g, essentiellement du sucre, avec des traces d’enzymes, de minéraux et de composés antioxydants. Ces traces varient d’un miel à l’autre, et c’est sur elles que portent les recherches. Elles ne transforment pas le miel en médicament.

Les miels doux, pour commencer

Ce sont ceux qu’on donne aux enfants de plus d’un an et qu’on met dans le thé sans réfléchir. Miel d’orange (90 dh) sent la fleur d’oranger et reste très clair. Miel de lavande (120 dh) garde le parfum de la plante. Miel d’eucalyptus (100 dh) tire vers le mentholé et Miel de fleurs sauvages (100 dh) change de goût chaque année selon ce qui a fleuri.

Ils se retrouvent tous dans notre collection de miels de fleurs.

Les miels de caractère

Ceux-là se remarquent. Miel de thym (190 dh) et Miel d’origan (190 dh) viennent des plateaux secs et laissent une amertume franche en fin de bouche. Miel de romarin (120 dh) est plus rond, Miel de tamaris (180 dh) plus sombre et plus terreux.

On les utilise autrement : sur un fromage, dans une marinade, avec un thé fort. Une cuillère à café suffit à parfumer un plat entier. Voyez la collection miel intense.

Les miels rares du sud

C’est là que le Maroc a quelque chose que personne d’autre n’a. Miel daghmous (150 dh), tiré de l’euphorbe épineux du Sahara et de l’Anti-Atlas, laisse cette chaleur en gorge qui surprend la première fois. Miel d’euphorbe (130 dh) en est le cousin, plus accessible. Miel d’argan (220 dh) pousse dans les arganeraies du Souss et Miel de jujubier (130 dh) vient du jujubier, le sidr, que le Golfe s’arrache.

Miel de fougères (170 dh), Miel de caroube (120 dh) et Miel de genévrier (130 dh) complètent la collection des miels rares et des miels sauvages. Les prix montent, la disponibilité descend, et les deux suivent la pluie de l’année.

Ce que la ruche donne d’autre

Le miel n’est qu’un des produits de la ruche. Pollen d’abeille (90 dh) est récolté aux portes des ruches et se mange à la cuillère ou dans un yaourt. Propolis (160 dh) est la résine que les abeilles utilisent pour assainir la colonie. Gelée royale (200 dh) est la nourriture des reines, et se garde au froid.

Ces trois-là se trouvent dans les produits de la ruche. Une précision qui vaut pour toute cette page : aucun de ces produits ne remplace un traitement, et aucun ne se donne à un enfant de moins de douze mois.